Article - Le Belge coûte 1773 euros à l’Inami

Le Belge coûte 1773 euros à l’Inami

Un adolescent coûte en moyenne 581 euros par an à l’Etat pour ses soins. Ce montant monte à 11452 euros pour les personnes de plus de 90 ans.

On sait bien que l’âge a une influence importante sur la santé. Et cette influence se marque directement dans les dépenses de soins couvertes par l’assurance maladie. Dans son dernier rapport annuel, l’Inami aligne les chiffres qui en attestent. En moyenne, le Belge coûte 1773 euros à l’assurance maladie. Mais ce coût varie fortement en fonction de l’âge. Jusqu’à 9 ans, l’assuré social coûte environ 743 euros par an à l’Etat pour ses soins de santé. Adolescent, il coûtera un peu moins : 581 euros par an. Mais ensuite, le coût annuel moyen à charge de l’Inami ne cessera d’augmenter : 822 euros pour les personnes âgées de 20 à 30 ans, 1001 euros pour les 30-40 ans, 1177 euros pour les 40-50 ans, 1 754 euros pour les 50-60 ans, 2 580 euros pour les 60-70 ans, 4 121 euros pour les 7080 ans, 6835 euros pour les 80-90 ans et 11 452 euros pour les personnes qui ont plus de 90 ans.

De quoi donner une petite idée des effets potentiels du vieillissement de la population sur les finances de l’Inami. Des mesures sont cependant prises pour freiner la hausse des dépenses. C’est le cas, ces dernières années, dans le secteur des médicaments. Les données publiées ce lundi par l’Inami révèlent en effet que les dépenses publiques de médicament ont diminué en 2005 et en 2006. C'est le résultat de mesures prises par le ministre des Affaires sociales de l’époque, Rudy Demotte (PS). En 2007, les dépenses de l’Inami pour le remboursement des médicaments sont cependant reparties à la hausse (+ 6,3%). Une hausse qui serait due à un double phénomène.
D’abord, le prix des nouvelles molécules mises sur le marché s’avère particulièrement élevé. Ensuite, il y a eu une hausse du volume de la consommation. C'est notamment le cas des médicaments ayant trait au système nerveux – dont les antidépresseurs – qui constituent désormais la classe thérapeutique coûtant le plus cher à l’Etat. Cela dit, si les dépenses de l’Etat pour les médicaments ont diminué en 2005 et 2006, celles que les patients ont dû supporter n’ont pas exactement suivi la même évolution. Le malade a moins payé en 2005 pour ses médicaments. Mais c’était une exception. En 2006, il a même vu sa facture fortement augmenter. Il s’agit là incontestablement d’un effet non désiré de la politique de promotion des génériques. Ces dernières années, en effet, les autorités publiques ont réduit le remboursement des médicaments originaux pour rendre leurs copies génériques plus attractives. Cette politique peut être bénéfique pour le patient si lui ou son médecin traitant choisit la prise de génériques. Mais s’il reste fidèle à la marque originale, sa facture personnelle ne peut qu’augmenter.
Pointons enfin, dans le foisonnement des chiffres, que le congé de paternité, lancé en juillet 2002 et qui garantit 10 jours de congé aux nouveaux papas, connaît un succès sans cesse croissant.

Vu dans La Libre Belgique. Écrit par La Libre Belgique

Publication du 01 juillet 2009

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